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Meeting du CFOP : Quand le parti au pouvoir veut saper la manifestion à travers la corruption
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Le Chef de Fil de l’Opposition politique (CFOP) burkinabè a tenu un point de presse dans la matinée de ce jeudi 20 avril 2017 à son siège à Ouagadougou. Cette conférence de presse avait pour but de camper le décor sur ce qui va être fait le jour du meeting qu’entend organiser le CFOP le samedi 29 avril prochain à partir de 13H à la Maison du Peuple de Ouagadougou. Mais, dès l’annonce de l’organisation dudit meeting, l’opposition politique semble avoir remarqué que des actions souterraines sont menées par le parti au pouvoir pour saper cette manifestion.

Le Samedi 29 avril prochain, le CFOP tiendra un meeting populaire qui réunira ses militants et sympathisants dans la cuvette de la Maison du Peuple pour partager avec eux « son analyse de la situation nationale » mais aussi évoquer les perspectives de son « combat démocratique ». De l’avis des conférenciers, il est donc normale et nécessaire, pour l’opposition politique Burkinabè, d’organiser ce genre de manifestations pour « contraindre le Pouvoir à écouter le cri de cœur des citoyens ».

Il convient de rappeler que c’est la toute première fois depuis la prise du pouvoir par le MPP il y a plus d’une année de cela, que l’Opposition politique burkinabè organise un rassemblement public.

Du vécu quotidien des populations, le CFOP estime que rien n’a changé. Ainsi, le CFOP pense que les maux qu’il a dénoncés continuent de ronger la vie des populations. « Les maux qui ont conduit notre pays à l’insurrection populaire, sont des maux qui n’ont nullement disparu », a dit Zéphirin Diabré, CFOP.

Au cours de ce meeting, l’opposition publiera une plateforme minimale. Cette plateforme, à en croire Zéphirin Diabré, « servira désormais de référentiel pour juger le travail du pouvoir du MPP (Mouvement du Peuple pour le Progrès) ».

Quand l’annonce du meeting de l’opposition fait « trembler » certains politiques

Depuis l’annonce faite par l’opposition d’organiser un meeting pour réunir ses militants et sympathisants pour faire une analyse sur la situation nationale, l’épée de Damoclès semble avoir transpercé le cœur de bon nombre de politiques. « Ce meeting semble empêcher le pouvoir de dormir », ajoute Zéphirin Diabré. Ainsi, pense-t-il que le pouvoir en place mène certaines actions dans le seul but de « boycotter » ce meeting. De ces actions, a-t-il fait cas de la tentative de corruption entreprise par certains politiques en soudoyant certains maires d’arrondissements de Ouagadougou du parti au pouvoir pour qu’ils organisent des réunions le jour même du meeting pour « soit disant présenter le PNDES ». « Les jeunes des secteurs nous ont signalé que des agents du MPP leur promettent des distributions d’argent, exactement à l’heure du meeting », déplore Zéphirin Diabré avant de révéler que même des leaders de partis politiques d’Opposition lui ont informé qu’ils ont été approchés par des « émissaires du MPP », qui leur demandent de « faire des déclarations pour se désolidariser du meeting ».

Aussi, a-t-il laissé entendre que des réunions ont été organisées avec certains milieux socioprofessionnels, et que de l’argent a été dépensé pour les convaincre de ne pas se rendre à la Maison du Peuple le jour du meeting. Selon Zéphirin Diabré, ces actions sapent les fondements de la démocratie et la liberté.

De la réaction de l’opposition sur le discours du Premier ministre, Zéphirin Diabré a laissé entendre que la réaction du CFOP est consubstantielle à la réaction du Président de l’Assemblée nationale après le discours du PM, disant d’ « écouter l’opposition et de ne pas la traiter comme ennemi ». Pour le CFOP également, les autorités doivent eux-mêmes descendre sur le terrain pour constater ce qui est fait en terme d’action allant dans le sens de la satisfaction des besoins des populations au lieu de se contenter aux comptes que leur rendent certains de leur collaborateurs, souvent déconnectés des réalités du pays.
Réaction de Léonce Koné du CDP, sur la question de la justice.

« Nous voulons que ceux qui sont poursuivis pour des faits soient jugés conformément à nos textes », a-t-il dit. Mais sur la poursuite de Blaise Compaoré par la justice burkinabè, pense-t-il que les autorités actuelles n’ont pas respectés les textes.

Armand Kinda
Infowakat.net

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